L’église d’Ondreville

Notre charmante église, bien que modeste, est un bâtiment de la période romane (XIIè siècle) avec une très belle abside en « cul de four » qui aurait pu être détruite mais par manque de moyens, n’a vu heureusement que l’amorce d’un chevet plat. A la fin du 12è siècle, on y ajoute un clocher et un bas-côté au nord.
Dans la deuxième moitié du 13è siècle, on décide de reprendre la nef dans des proportions beaucoup plus grandes mais la guerre de cent ans arrêtera les travaux. Au XVI è siècle, on élèvera la Chapelle seigneuriale qui sera restaurée comme l’indique une stèle par Marie Huré en 1864.
A voir à l’intérieur, deux belles statues en bois polychrome (Saint Léger et St Blaise) les deux patrons du village du XVI è et XVIIè et remarquer les portes en bois tourné de style Louis XIII du 17è. Les fonts baptimaux de forme trèflée semblent du XIII è. Egalement dans le bas-côté nord a été replacé l’ancien coq en cuivre du clocher qui a été déposé en 1982 et qui a dominé la commune pendant 214 années et sur la queue duquel on peut lire: « Fait par moy J.Pariot père, Maître chaudronnier à Estampes le 2 sept 1768».

Ondreville n’échappa pas à la période religieuse (12 et 13è siècle) car à cette époque la religion dictait les actes quotidiens. Les processions seront mémorisées par des croix qui figurent souvent sur l’ancien cadastre de 1836 en ayant donné leur nom aux lieux-dits: Croix St Blaise,Croix à Laisné,Croix Saint Clément etc..

Il exista au moins une seigneurerie à Ondreville.D’après l’étude d’actes notariés de 1697 à 1694, René de BILLY était alors seigneur d’Ondrevillle. Ses armes «vairé d’or et d’azur à deux fasces de gueules brochant sur le tout », figurent d’ailleurs dans le blason communal, qui est un ajout aux panneaux d’entrée de village. Une famille lui
succéda à la tête de la seigneurerie: les DROUIN de ROCHEPLATTE (lion d’argent que l’on retouve également sur le blason).

Les Bénédictins de l’abbaye de St Mesmin possédaient d’ailleurs à Ondreville une « grange » qui pourrait jouxter l’église: emplacement où se trouve d’ailleurs une très belle « cave » voutée.

Le clocher très typique de notre région abrite deux cloches qui rythment la vie des habitants. La plus ancienne Marie-Adélayde a pour « marraine Adélayde Bartélémi épouse de Sébastien Bénardon », ancien Maire et date de 1818, sous Louis XVIII.
Quant à la plus récente, elle porte le nom de sa marraine Marie-Ernestine Huré; elle pèse 350 kg et a été installée en 1882 et bénite par M. Menneron,curé de la paroisse. C’est celle qui égrène les heures.

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